Ou l'art de faire peu avec rien !

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Le Petit Chaperon Rouge

Frères Grimm

Il était une fois une petite fille que tout le monde aimait bien, surtout sa grand-mère. Elle ne savait qu'entreprendre pour lui faire plaisir. Un jour, elle lui offrit un petit bonnet de velours rouge, qui lui allait si bien qu'elle ne voulut plus en porter d'autre. Du coup, on l'appela "Chaperon rouge".

Un jour, sa mère lui dit : La fillette lui dit au revoir. La grand-mère habitait loin, au milieu de la forêt, à une demi-heure du village. Lorsque le petit Chaperon rouge arriva dans le bois, il rencontra le Loup. Mais il ne savait pas que c’était une vilaine bête et ne le craignait point. Le Loup se dit : Il l'accompagna un bout de chemin et dit : Le petit Chaperon rouge ouvrit les yeux et lorsqu'elle vit comment les rayons de soleil dansaient de-ci, de-là à travers les arbres, et combien tout était plein de fleurs, elle pensa : Elle quitta le chemin, pénétra dans le bois et cueillit des fleurs. Et, chaque fois qu'elle en avait cueilli une, elle se disait : et elle y allait et s’enfonçait toujours plus profondément dans la forêt.
Le Loup, lui, courait tout droit vers la maison de la grand-mère. Il frappa à la porte.
Le Loup tire la chevillette, la porte s'ouvre, et sans dire un mot, il s'approche du lit de la grand-mère et l'avale. Il enfile ses habits, met sa coiffe, se couche dans son lit et tire les rideaux. Pendant ce temps, le petit Chaperon rouge avait fait la chasse aux fleurs. Lorsque la fillette en eut tant qu'elle pouvait à peine les porter, elle se souvint soudain de sa grand-mère et reprit la route pour se rendre auprès d'elle. Elle fut très étonnée de voir la porte ouverte. Et lorsqu'elle entra dans la chambre, cela lui sembla si curieux qu'elle se dit : Elle s’écria : Mais nulle réponse. Elle s'approcha du lit et tira les rideaux. La grand-mère y était couchée, sa coiffe tirée très haut sur son visage. Elle avait l'air bizarre. À peine le Loup eut-il prononcé ces mots, qu'il bondit hors du lit et avala le pauvre petit Chaperon rouge.
Lorsque le Loup eut apaisé sa faim, il se recoucha, s'endormit et commença à ronfler bruyamment. Un chasseur passait justement devant la maison. Il se dit : Il entre dans la chambre et quand il arrive devant le lit, il voit que c'est un loup qui y est couché.
    - "Ah ! c'est toi, bandit ! dit-il. voilà bien longtemps que je te cherche..."
Il se prépare à faire feu lorsque tout à coup l'idée lui vient que le Loup pourrait bien avoir avalé la grand-mère et qu'il serait peut-être encore possible de la sauver. Il ne tire pas, mais prend des ciseaux et commence à ouvrir le ventre du Loup endormi. À peine avait-il donné quelques coups de ciseaux qu'il aperçoit le Chaperon rouge. Quelques coups encore et la voilà qui sort du Loup et dit : Et voilà que la grand-mère sort à son tour, pouvant à peine respirer. Le petit Chaperon rouge se hâte de chercher de grosses pierres. Ils en remplissent le ventre du Loup. Lorsque celui-ci se réveilla, il voulut s'enfuir. Mais les pierres étaient si lourdes qu'il s’écrasa par terre et mourut.
Ils étaient bien contents tous les trois : le chasseur dépouilla le Loup et l'emporta chez lui. La grand-mère mangea le gâteau et but le vin que le petit Chaperon rouge avait apporté. Elle s'en trouva toute ragaillardie. Le petit Chaperon rouge cependant pensait :